03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

L’immobilier Belge

En raison de l’augmentation rapide de l’endettement des ménages et de l’évolution des prix, le comité européen du risque systémique (CERS) a mis en garde contre les faiblesses à moyen terme du secteur de l’immobilier résidentiel belge. Bien que l’endettement des ménages ne s’élève qu’à environ 20 % du total des avoirs détenus par les ménages belges (contre 14 % en 2000), il existe des poches de vulnérabilité non négligeables. Des groupes spécifiques de ménages fortement endettés i) détiennent des prêts hypothécaires importants au regard de la valeur de leurs biens immobiliers, ii) consacrent une forte proportion de leur revenu au service de la dette ou iii) disposent d’un faible niveau de patrimoine financier net par rapport à leur endettement (CERS, 2016). Des concentrations de risques pourraient se manifester en cas de récession économique accompagnée d’effets d’entraînements sur le revenu. Un tel scénario pourrait conduire à des pertes de crédit pour les banques, en particulier si, parallèlement, les prix du logement baissent, à la suite de la dépréciation des sûretés détenues par les banques. La Banque nationale de Belgique a proposé une nouvelle mesure macroprudentielle en novembre 2017, consistant en une majoration forfaitaire de 5 points de pourcentage (prolongation de la mesure initiale) et en l’application d’un coefficient multiplicateur de 1,33 sur les pondérations du risque hypothécaire. Toutefois, le CERS a souligné qu’aucune mesure n’a été prise pour remédier directement aux vulnérabilités liées à l’endettement élevé des ménages et que le durcissement des critères d’octroi des crédits constaté ces dernières années semble avoir cessé.

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